Les Parisiens n’ont laissé aucune chance à des Reds méconnaissables en quart de finale aller de Ligue des champions. Au Parc des Princes, le PSG peut regretter de n’avoir marqué que deux buts.
Le football est un sport où parfois il n’y a qu’une équipe sur le terrain, à l’image de la soirée d’hier dans laquelle le Paris Saint-Germain aurait pu acter sa qualification en demi-finale de Ligue des champions dès le match aller. Tant les joueurs de Luis Enrique ont marché sur cette équipe de Liverpool qui laisse transparaître ses faiblesses. Le plan était simple pour Slot et ses hommes, bien défendre… et c’est à peu près tout. À la hauteur de ce que propose Liverpool en championnat, les Reds se sont encore manqués puisqu’il n’a fallu que 11 minutes pour voir Desiré Doué mettre son équipe devant au tableau d’affichage, bien heureux de voir sa frappe déviée tromper Mamardachvili.
Au terme d’un match qui ressemblait plus à une opposition attaque défense d’entraînement que d’un quart de finale aller de Ligue des champions, Paris n’a pas laissé une miette aux Reds (0 tir cadré de la rencontre) mais a trop longtemps laissé son adversaire en vie, tant les Parisiens ont manqué de justesse dans le dernier geste (Hakimi 82ème, Dembele 87ème, Mendes 89ème).
Une victoire frustrante
Si Liverpool n’a pas existé, c’est autant du fait du renoncement de son entraîneur à jouer au football qu’au talent du PSG, qui semble avoir retrouvé ses forces de la saison passée. Quand Neves glisse le ballon dans l’intervalle pour Kvaratskhelia qui résiste d’abord à Gravenberch avant de dribler son compatriote Mamardachvili puis de pousser le cuir au fond du but vide, le parc explose de joie et pense que le plus dur est fait, que son équipe va dérouler. En effet, le PSG aurait pu enfoncer le clou sur un penalty logiquement refusé par le VAR pour un retour propre de Konaté sur Zaire-Emery. Le défenseur central est par ailleurs bien heureux de ne pas être sanctionné d’un jaune, synonyme d’absence au match retour, et surtout de ne pas être sanctionné d’un penalty pour cette poussette grossière dans le dos de Mendes en pleine surface (90+2).
Le PSG aurait dû porter le coup fatal à ce Liverpool désarmé et fébrile, ce 2-0 n’est pas cher payé et laisse en vie une équipe qui sera sûrement autrement différente dans moins d’une semaine à Anfield.